Agriculture biologique : quand les drones peuvent désormais pulvériser des pesticides

Si on estimait que la France était en retard par rapport aux autres pays de l’Europe, le gouvernement Édouard Philippe se rattrape. Une loi permettant aux agriculteurs à faire recours aux drones pour la pulvérisation des produits phytopharmaceutiques venait juste d’être promulguée par l’État. Après l’agriculture de précision, cette autorisation d’expérimentation serait le début de l’utilisation des appareils aériens dans l’agriculture biologique. Pendant deux ans, les agriculteurs qui ont réuni les conditions nécessaires d’éligibilité peuvent bénéficier de cette expérience. Nombreux sont les avantages de cet usage de la pulvérisation aérienne, que ce soit dans la commodité ou la rapidité.

La pulvérisation aérienne en essai par les drones

Les pays voisins comme la Luxembourg ont déjà eu recours à cette expérience aérienne pour l’épandage des fongicides dans les champs de culture. Cet exploit est tout à fait interdit en France jusqu’à la promulgation de cette loi le 8 octobre dernier.

Les drones peuvent désormais bourdonner dans le ciel des agriculteurs pour des buts phytosanitaires en agriculture biologique. Toutefois, cela reste pour le moment dans le cadre d’un essai. Cette autorisation reste en vigueur pendant deux ans. Cette expérimentation prendra fin le 30 octobre 2021 et les résultats détermineront l’intérêt du système pour une utilisation définitive ou la station en réticence.

Des modalités de fonctionnement et  des conditions d’éligibilité

En cette phase d’expérimentation, le recours au drone est totalement conditionné. Cela est exclusivement réservé aux terrains présentant une pente dure, c’est-à-dire supérieure à 30 %. Une attestation de déclivité est requise à tous les agriculteurs désireux de bénéficier des avantages de l’utilisation du drone sur leurs parcelles.

Autrement, des conditions écologiques sont ainsi recommandées dans les critères d’éligibilité. Les propriétaires sont dans l’obligation de préciser les espaces habités et les aires protégées en proximité. Ainsi, un éloignement d’un demi de kilomètre des points d’eau est strictement requis dans les formalités techniques.

Les drones en action

Dans les pays européens voisins, les drones remplacent les tracteurs et les engins de pulvérisation phytopharmaceutique. Pour la France, cet essai serait un début des démarches dans l’utilisation des expériences aériennes. Le recours des appareils télé pilotés diminue les risques dans l’accident de travail. Autrement, il se peut que pendant les saisons de pluie, les tracteurs puissent glisser, et cela pourrait présenter des dégâts inestimables.

Outre de l’épandage des fongicides, on peut également faire recours à un drone pour trouver des informations précises à propos du terrain et l’évolution des plantes. Cependant, le gouvernement français avait avancé des conditions dans l’utilisation.

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